Le LGPCLe mot du directeurLa tradition académique, particulièrement en France, a distribué le rôle de formulation et de caractérisation des catalyseurs à la chimie, et celui de la découverte des dispositifs de fabrication des catalyseurs et de leur mise en oeuvre industrielle au génie des procédés. Dans ce contexte, les compétences, l'expérience et les idées apportées par les personnels impliqués pour moitié de chercheurs issus de la chimie (même moléculaire !) et pour moitié de chercheurs issus du génie chimique, ont permis au LGPC d'atteindre un niveau de reconnaissance international avec un objectif scientifique clair : Concevoir, étudier et valoriser des procédés et réacteurs catalytiques, pour l'énergie, la chimie et l'environnement.La conception des réacteurs catalytiques est longtemps restée traditionnelle faute de nouveaux concepts, d'outils suffisamment performants (en modélisation, en acquisition de données) et de manque de connaissance de base sur les processus fondamentaux s'y déroulant. Du catalyseur fait pour un réacteur, l'idée de faire des réacteurs pour un procédé catalytique est apparue ces dernières années. Cette approche permet, en théorie, de passer d'un réacteur catalytique « passif » qui assure une production à un réacteur « actif » qui, par son hydrodynamique choisie voire imposée, ses fonctionnalités intégrées (membranes, garnissages catalytiques, etc.) devient multi-fonctionnel et contribue, tout comme le catalyseur, à la qualité du produit fabriqué. Au LGPC, la stratégie retenue pour l'intensification des procédés catalytiques consiste à passer d'une optimisation « à structure fixée » à l'optimisation de la structure, c'est-à-dire en choisissant ses caractéristiques qualitatives pour le bon déroulement des divers phénomènes physiques et chimiques mis en jeu. L'intensification est donc une approche multi-physique, une approche multi-échelle, et une approche d'intégration. Elle est aussi, et c'est bien là la spécificité du LGPC, une approche multi-chimique. Elle redonne la maîtrise d'œuvre à l'inventivité en situant la simulation et l'optimisation numérique au second plan sans les négliger pour autant. On a donc à réaliser des recherches dans deux directions :
Cette stratégie se traduit naturellement dans l'organisation scientifique du laboratoire. Pour conduire son projet, le LGPC compte aujourd'hui six chercheurs CNRS, un enseignant chercheur de l'université Claude Bernard de Lyon, cinq ingénieurs et techniciens CNRS, une dizaine de doctorants, un à deux post-doc et deux à trois stagiaires, soit un total d'environ 25 personnes. Il dispose de 900m² de locaux au premier étage du bâtiment F de l'ESCPE ainsi que d'une surface de 50m² dans le hall pilote de l'école. Au fil des années, et grâce à Daniel Schweich précédent directeur du laboratoire, une culture commune s'est installée qui fait aujourd'hui la force de l'équipe. Au LGPC, on rêve de l'usine du futur en travaillant à la conception et au fonctionnement de son cœur : le réacteur catalytique. Au LGPC on rêve que les frontières entre disciplines s'effondrent et on y travaille en collaborant avec les chimistes et les "génies chimistes" de l'industrie, de la recherche académique et de l'enseignement. Au LGPC on rêve qu'efficacité rime avec humanité et cela aussi demande du travail... Bref, bienvenue au labo et bonne visite !
Claude de Bellefon Plus d'informations sur le site officiel du LGPC |